Passer son permis bateau en deux jours, c'est possible !

Passer son permis bateau en deux jours, c'est possible !

Voici l'article paru dans le Midi Libre et qui met en avant la qualité de nos Formations.
Le Cefom, bateau école implanté sur le littoral, dispense une formation accélérée au permis maritime.
Au Cefom, on travaille dans la joie et la bonne humeur. Jocelyne, surnommée "Jo", est formatrice au bateau école de La Grande-Motte depuis quatre ans. Elle s'occupe du volet pratique de la formation. Célia et Clément, tous deux âgés de 23 ans, passent les permis côtier et fluvial. “Mes parents ont toujours loué des bateaux pendant les vacances, relate Célia. C'est quelque chose qui me plaît, en terme de loisirs mais aussi pour pouvoir faire du jet ski.” Clément, son petit ami, renchérit : “mes motivations sont les mêmes que celles de Célia, avec un idéal plus : acheter un bateau pour pratiquer la pêche.”Le trio s'apprête à passer quatre heures en mer, mais pas question de taquiner la barre tout de suite. La première heure est consacrée à l'état des lieux du navire et aux consignes élémentaires de sécurité. Il ne reste plus qu'à enfiler son gilet de sauvetage. “J'ai un quota de perte d'un sur trois”, plaisante Jo, histoire de mettre tout le monde à l'aise. Les deux futurs chefs de bord arborent un sourire qui masque une petite appréhension. Jo validera, ou non, leur pratique à la fin de la journée.
"Rester humble"
En marche avant, puis en marche arrière, Célia et Clément font leurs premiers remous. La tâche se complique avec l'arrêt du bateau. “Même s'il y a des similitudes entre la navigation et la conduite automobile, la différence fondamentale réside dans l'anticipation”, précise rapidement la cheffe de bord. Le bateau met plus de temps à réagir. Clément, qui à une conduite un peu plus nerveuse que Célia, plus prudente, réalise parfaitement cette manœuvre. Jo est bluffée : “C'est rare qu'on y arrive aussi bien du premier coup.”
Il est temps pour nos jeunes marins de voguer hors du port. La mer est agitée. “Il faut prendre les vagues ni de face, ni complètement de travers, mais plutôt à 40° par rapport à l'axe du bateau”, explique la monitrice. Devant cette démonstration de puissance, Jo, admirative, déclare : "il ne faut jamais oublier d'être humble face à la mer." Célia, qui n'a pas perdu son sourire, déclare : “C'était cool mais pas très rassurant au début”. Clément semble plus à son aise. La balade sera de courte durée. Retour au port, par mesure de sécurité, pour réaliser la suite des manœuvres.
Maurice à la mer
Une bouée orange est volontairement jetée par-dessus bord. “Maurice à la mer, à bâbord !”, crie Jo, désignant son acolyte imaginaire servant de cobaye. Le capitaine réplique, avant de faire demi-tour : “Ne t'en fais pas Maurice, je reviens !” Célia et Clément pratiquent à tour de rôle la manœuvre de sauvetage. “Nous allons voir maintenant comment faire des nœuds, étape indispensable pour ensuite pouvoir accoster.”
La journée s'est achevée sur une note positive : Célia et Clément ont validé leur pratique et ont décroché leur permis quelques jours après. “On est très contents, commente la jeune femme avec enthousiasme. On est allés faire tamponner notre permis provisoire en attendant de recevoir le nôtre. On a déjà prévu une sortie en mer.”
Une formation en deux jours
Si ce type de formation en accéléré se développe de plus en plus, c'est qu'elle répond à une demande. Albert François, directeur du Cefom, explique cette tendance : “Aujourd'hui, les gens ne veulent plus se déplacer pour deux heures de formation par ci, par là.” Le directeur du bateau école n'entend pas lésiner sur la qualité pour autant. “La clef de notre réussite -96 % au permis - est que nous offrons, en plus, des cours de préparation en ligne.” Ce phénomène s'explique également par le profil des personnes désireuses de prendre la mer. “La plupart du temps, ce sont des personnes qui souhaitent louer un bateau pour deux heures ou une après-midi.” On est loin du mythe du marin-pêcheur bravant l'imprévisibilité de la mer.
REP